Le suspect, âgé de 28 ans, a été interpellé mardi 9 décembre grâce à la généalogie génétique. L’homme s’en était pris à une joggeuse en 2015 à Poitiers (Vienne) et n’avait jamais été identifié depuis. Les enquêteurs ont procédé à des prélèvements sur les affaires de la victime, qui a miraculeusement survécu, et y ont découvert un ADN masculin inconnu. Confronté au Fichier national des empreintes génétiques, celui-ci ne correspondait cependant à aucun profil connu des autorités.Il a fallu attendre que le pôle « cold cases » de Nanterre décide de reprendre le dossier en main en 2022, puis qu’une nouvelle technique, la généalogie génétique, soit utilisée, pour aboutir à un résultat. La juge d’instruction chargée du dossier du « violeur au tournevis » a adressé une commission rogatoire aux États-Unis afin d’exploiter les bases de données de sociétés privées proposant des tests récréatifs, et d’y comparer l’ADN inconnu aux profils génétiques recensés. Affaire Suivante revient sur cette affaire, qui souligne une fois de plus l’importance de la science dans la résolution d’affaires criminelles.