C’est sa compagne, qui avance une explication à la disparition de Laurent Baca, durant l’été 2014 : l’homme, déjà condamné pour des petites affaires de drogue, aurait participé à un go-fast et n’en serait jamais revenu.
Mais trois mois et demi plus tard, c’est dans son propre grenier que le corps du père de famille est retrouvé ; emballé dans un sac poubelle et coulé dans un coffrage en béton. Depuis le début, Laurent Baca git, emmuré au-dessus de la chambre des enfants.
Face à cette découverte, Edith Scaravetti ne tergiverse pas. Elle avoue son crime dans la foulée !
Mais à l’entendre, la victime, c’est elle ! Victime de violences, d’humiliations, d’abus sexuels. Victime, pendant 10 ans, des maltraitances d’un homme alcoolique et toxicomane, qui en a fait sa chose, jusqu’à lui tatouer ses initiales dans la peau, à la lame d’un couteau.
Le problème, c’est que personne n’a été témoin de ces sévices !
Alors, qui dit vrai ? Ceux qui s’accordent à décrire Laurent Baca comme un homme colérique, impulsif et violent ? Ou ceux qui ne croient pas que de pareilles violences puissent passer inaperçu ?
Qui est Edith Scaravetti ? Une femme sous emprise qui a fini par craquer pour protéger ses enfants, et échapper à son tyran ? Ou une tueuse froide et manipulatrice ? Homicide volontaire, ou involontaire?
Par deux fois, cette femme, s’est retrouvée dans le box des accusés.
Par deux fois, elle a été jugée. Condamnée en 2018 à 3 ans de prison, Edith Scaravetti a finalement écopé de 10 ans de réclusion en appel.
Mais comment expliquer que des jurés aient une lecture aussi différente du même dossier ?
Pays : France
Présentateur : Dominique Rizet, Christophe Delay